Javascript Menu by Deluxe-Menu.com fable Jean de La Fontaine : Le cheval et l'âne
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Fable, Jean de La Fontaine, 
Le Cheval et l'Ane,  Livre VI, fable 16
 

LE CHEVAL ET L’ÂNE

 

En ce monde il se faut l'un l'autre secourir.
               Si ton voisin vient à mourir,
               C'est sur toi que le fardeau tombe.

Un Âne accompagnait un Cheval peu courtois,
Celui-ci ne portant que son simple harnois,
Et le pauvre Baudet si chargé qu'il succombe.
Il pria le Cheval de l'aider quelque peu :
Autrement il mourrait devant qu'être (1) à la ville.
La prière, dit-il, n'en est pas incivile : (2)
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu. 
Le Cheval refusa, fit une pétarade ; (3)
Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
               Et reconnut qu'il avait tort.
               Du Baudet, en cette aventure,
               On lui fit porter la voiture, (4)
               Et la peau par-dessus encor.


Sources : Esope, Le cheval et l'âne. (Nevelet, p.188)
(1) avant d'être
(2) impolie
(3) ruade accompagnée de pets
(4) la charge des charrettes

La nécessité de l'entr'aide est très présente dans les fables

le cheval et l'âne
Illustration : image (chromo)
le cheval et l'âne,
Illustration contemporaine :
Foré, carte postale

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